Ciné-tracts

 

 

Il y avait un cheval et il s’appelait Liberté
Il y avait des oiseaux, mais je crois qu’ils sont tous crevés
Il y avait des enfants,
Il y avait des enfants
Les enfants sont sous les maisons, les maisons sont sous les explosions, les explosions…
Ce que ça fait une explosion,
Ça vous blanchit le visage et ça vous enlève des bras
Ça vous arrache la vie
Ici il y avait la mer, ici les champs, ici les rues et ici les enfants, et qu’est ce que j’en sais moi, de ce qu’il pouvait y avoir là-bas, dans ces terres que je ne connais mê me pas, ce que j’en sais c’est qu’il y a, là-bas, à Gaza à Rafah, une humanité plus dense, et que la tuer ne suffira pour la tuer.
Cela, au moins je le sais.
Il y avait un cheval, à Jenin, c’é tait un amas de morceaux d’ambulances.
Tu connais des chevaux qu’on appelle liberté et qui sont fait de morceaux d’ambulances, d’ambulances qu’on a fait exploser, des chevaux de liberté en métal, la-bas on parle encore de liberté .
Et on sait, là-bas, en négatif la forme qu’elle a, la liberté , et elle n’a pas la forme d’une bande que la mer et l’amer et les murs enserre.

Calypso Debrot

 

Manifeste no diss, DATE
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