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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>Sweet Home</title>
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		<dc:date>2023-10-04T13:05:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Myrtille Bourgeois</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ils sont beaux. Aussi loin que je m'en souvienne, je les revois &#8211; beaux, tous deux &#8211; s'embrassant &#224; pleines bouches goul&#251;ment ou lorsque l'&#233;l&#233;gante Isabelle est arrim&#233;e en hauteur contre un pilier d'un centre de tri postal en robe du soir, ou lors d'une travers&#233;e inaugurale d'un pont en d&#233;capotable, aristocratiques et pr&#233;sidentiables. Ils sont beaux. Comme ce soir du 6&#160;mai 2022 pour le vernissage de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;The George Tremblay solo Show, exposition et performances&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, avec Isabelle, casaque rouge ,&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-26797" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont beaux. Aussi loin que je m'en souvienne, je les revois &#8211; beaux, tous deux &#8211; s'embrassant &#224; pleines bouches goul&#251;ment ou lorsque l'&#233;l&#233;gante Isabelle est arrim&#233;e en hauteur contre un pilier d'un centre de tri postal en robe du soir, ou lors d'une travers&#233;e inaugurale d'un pont en d&#233;capotable, aristocratiques et pr&#233;sidentiables.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ils sont beaux. Comme ce soir du 6&#160;mai 2022 pour le vernissage de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;The George Tremblay solo Show, exposition et performances&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, avec Isabelle, casaque rouge , hautement talonn&#233;e de souliers noir ray&#233;s de rouge et inversement et Serge, Heidi Slimanien en diable en costume deux pi&#232;ces sombre sur chemise blanche. Ils manient la performance comme pas deux, r&#233;futent par ailleurs l'emploi de cette d&#233;nomination&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; appelons la chose alors, &#233;v&#233;nement.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'&#233;v&#233;nement d&#233;bute par un bonus secret, celui dont on ne doit pas dire l'essence, la chute, ni m&#234;me mentionner l'existence. Disons juste que &#231;a d&#233;marre bien, comme une mise en bouche dr&#244;latique et bien vue.&lt;br class='manualbr' /&gt;Puis, les deux entrent en sc&#232;ne, musique. &#192; leurs pieds, une fa&#231;ade de maison en kit, pr&#234;te &#224; monter. &#199;a tombe bien, elle sera hiss&#233;e par un complice au cours de l'&#233;v&#233;nement, r&#233;v&#233;lant ainsi sa face cach&#233;e, toute en dorure puisque recouverte de couvertures de survie isolantes en Mylar.&lt;br class='manualbr' /&gt;Isabelle se place dans l'encadrement d'une fen&#234;tre de la fa&#231;ade pos&#233;e au sol, micro sur pied devant elle, elle y r&#233;citera le discours du 16&#160;avril 1968 de Georges Pompidou &#224; Cahors, alors premier ministre de la R&#233;publique fran&#231;aise. Il y aborde les probl&#232;mes de l'agriculture dans le cadre de la construction europ&#233;enne et les besoins en formation inh&#233;rents &#224; la situation. Le duo se r&#233;approprie la chose en rempla&#231;ant toutes les mentions &#233;voquant l'agriculture en culture. L'agriculteur devient artiste, la France devient Bordeaux&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; le discours refl&#232;te alors une situation d&#233;licate pour tout professionnel de la profession&#160;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Et bien je voudrais que de cette r&#233;union d'artistes particuli&#232;rement moderne et bien &#233;quip&#233;e ressorte une impression d'optimisme et de confiance dans l'avenir. Tout d'abord parce que contrairement &#224; ce qu'on dit trop souvent, la cr&#233;ation artistique n'est nullement condamn&#233;e par l'&#233;volution. Ce qui est condamn&#233; par l'&#233;volution c'est une certaine forme d'art, que j'appellerais si vous voulez, une cr&#233;ation de survivance o&#249; les artistes vivaient en quelque sorte de l'amour de l'art et &#224; l'&#233;cart de l'activit&#233; &#233;conomique.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure de la progression du discours gouvernemental proto mai 1968, la maison se rel&#232;ve, la fa&#231;ade remonte, sous l'&#339;il de Serge qui &#233;value, observe, dirige en silence les gestes du complice embusqu&#233; depuis les mezzanines. Isabelle fait un pas de c&#244;t&#233; pour ne pas entraver le levage de la fa&#231;ade dor&#233;e. Musique. &lt;i&gt;Under the moonlight, this serious moonlight Let's Dance.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Billie Eillish, &lt;i&gt;Bad Guy&lt;/i&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Et hop, pas de deux, ils sont beaux et ils dansent bien. Ensemble. Ces duettistes de l'art contemporain sont George Tremblay Show depuis 2002, m&#234;lant la pratique de la danse de sal(o)on, &#224; celle de la sculpture et &#224; l'installation. H&#233;ritiers des attitudes dada&#239;stes, habit&#233;s par l'esprit Fluxus, ils aboutent depuis maintenant vingt ann&#233;es d'&#226;ge tendre, la chose politique &#224; diverses sources dont le cin&#233;matographe, la danse et la pure pratique artistique. Ce duo d'artistes, compos&#233; d'Isabelle Fourcade, architecte-sc&#233;nographe-artiste et de Serge Provost artiste slash performeur manie l'absurde et le witz. Et hop, pas de c&#244;t&#233;, entrechat, pas gliss&#233;, pas chass&#233;, le discours pompidolien s'ach&#232;ve avec une fa&#231;ade dor&#233;e presque bien relev&#233;e &#8211; la tekhn&#233; du presque, ch&#232;re &#224; Robert Filliou, est ici respect&#233;e avec talent, puisque l'adh&#233;rence entre fa&#231;ade et mur de chez Pola n'est pas parfaitement accomplie, et c'est voulu m'assurera-t'on, ... puis du champagne. Car tout doit finir avec des bulles. Une infanterie de ligne, portant v&#234;ture soign&#233;e et bouteilles vient clore l'&#233;v&#233;nement et le discours, mais soup&#231;onnant un mauvais coup (un sabrage de Champagne festif et surprise), le premier rang du public se meut et se recule. Or non, nous f&#251;mes eus, point de sabrage mais plut&#244;t, un artistique popage de bouchons au dessus de nos t&#234;tes pusillanimes.&lt;br class='manualbr' /&gt;Au milieu de la p&#233;tillance et de la musique, ils viennent enfin saluer leur public. Ils sont simplement beaux.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je laisse le mot de la fin &#224; Andy Warhol&#160;:&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Je n'ai jamais voulu &#234;tre peintre. Je voulais &#234;tre danseur de claquettes.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.dda-nouvelle-aquitaine.org/Sweet-Home-49627' class=&#034;spip_in&#034;&gt;D&#233;couvrir l'&#339;uvre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C'est comme</title>
		<link>https://www.dda-nouvelle-aquitaine.org/C-est-comme</link>
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		<dc:date>2013-11-14T16:12:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Myrtille Bourgeois</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;. C'est comme...&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; I. Laurent Kropf est n&#233; en 1982 &#224; Lausanne, Suisse. Il vit et travaille entre Lausanne et Bordeaux, France. &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt;. Suivez-moi-jeune-homme Le Rameau d'or, librairie de l'&#194;ge d'Homme. Boulevard Georges Favon 17, Gen&#232;ve. L'artiste y puisera ses vieux p&#232;res. Faulkner et Nabokov pour l'insens&#233;, l'amour extatique, la rigueur du morph&#232;me, l'hypotypose peut-&#234;tre. Du g&#233;nie de ceux qui fabriquent des images avec les mots achoppant avec celui de l'artiste qui cr&#233;e des objets&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques-25559" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;. C'est comme...&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Derni&#232;re phrase de l'ouvrage de Vladimir Nabokov, Ada ou l'ardeur, 1969&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Kropf est n&#233; en 1982 &#224; Lausanne, Suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il vit et travaille entre Lausanne et Bordeaux, France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt;. Suivez-moi-jeune-homme &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pans d'un ruban de chapeau de femme qui flottent sur la nuque.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Rameau d'or, librairie de l'&#194;ge d'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boulevard Georges Favon 17, Gen&#232;ve. L'artiste y puisera ses vieux p&#232;res. Faulkner et Nabokov pour l'insens&#233;, l'amour extatique, la rigueur du morph&#232;me, l'hypotypose peut-&#234;tre. Du g&#233;nie de ceux qui fabriquent des images avec les mots achoppant avec celui de l'artiste qui cr&#233;e des objets qui racontent des histoires&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; ces r&#233;cits complexes et &#233;labor&#233;s o&#249; l'on avance comme &#224; rebours pour mieux envisager l'avenir. Car&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le difficile qui est le chemin. &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171;&#160;Ce n'est pas le chemin qui est difficile mais c'est le difficile qui est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste d&#233;clare&#160;: j'ai toujours peur de trop de simplicit&#233;. En effet. Le bien-faire s'accomode ici du solidement-penser. Pensez tout &#224; la fois beau et intelligent. L'artiste raisonne, prospecte, se gratte la t&#234;te, ing&#232;re puis m&#233;tabolise ses sources, combine ses vieux p&#232;res et les accouple en des arrangements gracieux. Et subtils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Totchic &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Expression germanique signifiant litt&#233;ralement &#171;&#160;chic &#224; mort&#160;&#187;, soit (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le diable se niche dans les d&#233;tails. &#199;a tombe bien, l'artiste les affectionne et les soigne aux petits oignons. Ecole suisse oblige. On ne salope pas le travail, on respecte la mati&#232;re, l'outil, l'artisan&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; l'artiste est un gar&#231;on poli. On accorde de l'importance &#224; la forme, l'enveloppe, l'image. M&#234;me la sienne, cf. app&#233;tence pour les beaux souliers. Ou les paires de santiags amput&#233;es de leur tige, tr&#233;sor de guerre collect&#233;s &#224; la source, far far west.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Far North &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Titre original de l'ouvrage de l'auteur anglais Marcel Theroux, &#171;&#160;Au nord du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aller jusqu'&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Au nord du monde&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; et partir sur les routes, arm&#233; d'un p&#233;cule pour une stricte survivance. L'artiste a l'exigence de l'&#233;conomie domestique, de celle o&#249; l'on &#233;pargne en bon p&#232;re de famille, bouts de chandelle, bois de chauffage et confiture faite maison comme syst&#232;me mon&#233;taire alternatif &#224; la bonne marche d'un monde universalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'art-en-tant-qu'art&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art-as-art-as-idea &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En r&#233;f&#233;rence &#224; la s&#233;rie de photostats Art-as-art-as-idea, &#171;&#160;l'art en tant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
. Son &#339;uvre r&#233;fl&#233;chit le monde. Puisque l'artiste l'investit d'une dimension cosmique &#8211; micro / macro &#8211; ses vieux p&#232;res avalisant l'ancrage de sa pens&#233;e dans une historicit&#233; &#224; construire. Cette g&#233;n&#233;alogie toute fictionnelle s'acoquine avec un entrelacs tortueux de r&#233;f&#233;rences culturelles affut&#233;es flirtant avec l'actualit&#233; et l'anecdote, prises main dans la main en flagrant d&#233;lit d'union contre-nature. Le slogan - cri du clan - n'est jamais bien loin. Aka Turbulent times built great leaders &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Slogan publicitaire d'un symposium dans une &#233;cole internationale de commerce (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Le mythe ne s'effondre pas, il surnage toujours. L'artiste y croit, le transfigure, l'adoube, le parabolise ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou l'ardeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'amour, pour la route&#160;: Badlands, Terrence Malick &#8211; Les Chaussons rouges, Michael Powell &amp; Emeric Pressburger &#8211; Les Harmonies Werkmeister, Bel&#224; Tarr &#8211; Werner Herzog &#8211; Ludwig Van Beethoven &#8211; Charlemagne Palestine &#8211; The Ex &#8211; Cl&#233;ment Rosset &#8211; Pierre Michon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Derni&#232;re phrase de l'ouvrage de Vladimir Nabokov, Ada ou l'ardeur, 1969&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Pans d'un ruban de chapeau de femme qui flottent sur la nuque.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Ce n'est pas le chemin qui est difficile mais c'est le difficile qui est le chemin.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, S&#248;ren Kirkegaard, in Crainte et tremblement, 1843.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Expression germanique signifiant litt&#233;ralement &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;chic &#224; mort&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, soit d&#233;finitivement sophistiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Titre original de l'ouvrage de l'auteur anglais Marcel Theroux, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Au nord du monde&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, paru en 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;En r&#233;f&#233;rence &#224; la s&#233;rie de photostats Art-as-art-as-idea, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;l'art en tant qu'art en tant qu'id&#233;e&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; r&#233;alis&#233;s &#224; partir de 1966 et appartenant aux Blow Up de l'artiste conceptuel Joseph Kosuth.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Slogan publicitaire d'un symposium dans une &#233;cole internationale de commerce r&#233;utilis&#233; par Laurent Kropf pour le sous-titrage d'une de ses expositions &#224; Gen&#232;ve en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>44&#176;50'54N/0&#176;34'19W&#160;: Johann Milh, Public Domain</title>
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		<dc:date>2012-05-16T09:08:18Z</dc:date>
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		<dc:creator>Myrtille Bourgeois</dc:creator>



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&lt;p&gt;Jeune dipl&#244;m&#233; de l'Ecole des Beaux Arts de Bordeaux en 2007, Johann Milh pr&#233;sente, dans le cadre de la programmation 44&#176;N, une s&#233;rie de peintures &#224; l'huile au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CAPC&lt;/span&gt; Mus&#233;e d'art contemporain. Ces sept toiles ont pour d&#233;cor une ville anonyme et arch&#233;typale, inscrite dans une modernit&#233; froide, d&#233;shumanis&#233;e. Chacun de ces paysages modernes implique, en son architecture anguleuse et autoritaire, un personnage exprimant sa col&#232;re ou son d&#233;sarroi. Ces skateurs d&#233;poss&#233;d&#233;s de leur planche poussent&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques-24878" rel="directory"&gt;Textes &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeune dipl&#244;m&#233; de l'Ecole des Beaux Arts de Bordeaux en 2007, Johann Milh pr&#233;sente, dans le cadre de la programmation 44&#176;N, une s&#233;rie de peintures &#224; l'huile au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CAPC&lt;/span&gt; Mus&#233;e d'art contemporain. Ces sept toiles ont pour d&#233;cor une ville anonyme et arch&#233;typale, inscrite dans une modernit&#233; froide, d&#233;shumanis&#233;e. Chacun de ces paysages modernes implique, en son architecture anguleuse et autoritaire, un personnage exprimant sa col&#232;re ou son d&#233;sarroi. Ces skateurs d&#233;poss&#233;d&#233;s de leur planche poussent des cris mutiques, s'affrontent &#224; des contraintes urbaines dont ils exp&#233;rimentent inlassablement les contours. &lt;i&gt;Public Domain &lt;/i&gt;met &#224; l'&#233;preuve des corps en qu&#234;te d'&#233;quilibre, obstin&#233;s dans leur opini&#226;tret&#233; &#224; surpasser l'&#233;chec et la douleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Kiss the real&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette s&#233;rie illustre les interrogations d'un artiste ancr&#233; dans la contemporan&#233;it&#233;, par le choix d'une th&#233;matique r&#233;solument urbaine et novatrice. Le skate est pour lui pr&#233;texte &#224; explorer, mettre en image des &#234;tres en butte &#224; un territoire normatif et rationnel. Ces espaces sans vie, hormis les rares touches paysag&#232;res venant animer certaines toiles, sont les th&#233;&#226;tres de combats sans fin. Le skateur priv&#233; de sa planche proth&#233;tique s'escrime ici &#224; affronter le concr&#233;tisme d'un d&#233;cor ordinaire afin de se l'approprier, non sans douleur. Cette imm&#233;diate modernit&#233; adopte pourtant des postures nettement plus classiques. Le parti pris technique est en cela essentiel&#160;: Johann Milh a choisi de peindre &#224; l'huile, proc&#233;d&#233; &#224; la charge traditionnelle voire acad&#233;mique requ&#233;rant rigueur et virtuosit&#233; dans son emploi. L'ex&#233;cution m&#234;me des sept &#339;uvres de la s&#233;rie tisse des liens subtils entre plusieurs courants picturaux o&#249; &#233;l&#233;ments figuratifs et abstraits s'interp&#233;n&#232;trent. Certaines peintures m&#234;lent des fonds &#224; la facture radicale, &#224; la touche proche de l'abstraction tout en m&#233;nageant une large place &#224; des d&#233;tails, des fonds ou des figures trait&#233;s dans une veine r&#233;aliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La composition s'inspire de la sph&#232;re cin&#233;matographique par l'utilisation de son vocabulaire technique. Chaque &#339;uvre est construite comme un photogramme, capture visuelle du climax d'une action rat&#233;e, le skateur &#233;chouant dans sa tentative de rentrer une figure. Le champ de l'image se subordonne aux angles de prises de vues et aux choix des types de plans (am&#233;ricain, moyen, d'ensemble). Plong&#233;e et contre-plong&#233;e, solarisation extr&#234;me &#233;vin&#231;ant les ombres des personnages, parti-pris d'un ext&#233;rieur-nuit concourent &#224; la mise en sc&#232;ne de sentiments exacerb&#233;s. Car ces peintures refl&#232;tent avant tout cet &#233;tat d'accablement et de rage sourde qui pousse l'individu &#224; exc&#233;der les limites du soi. Johann Milh peint des moments de ruptures, des espaces de tension dans des architectures ali&#233;nantes, spots &#224; conqu&#233;rir pour se les r&#233;approprier et les &#233;puiser, &#224; l'instar d'un ch&#226;ssis vierge &#224; exploiter sans contrainte, sans figure impos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Johann Milh a d&#233;couvert la pratique artistique par le biais du skateboard. Sa jeunesse s'est d&#233;roul&#233;e en marge des villes, dans des zones p&#233;riurbaines o&#249; &lt;i&gt;skater&lt;/i&gt; &#233;tait jug&#233; subversif car marginal et destructeur. C'est dans la banlieue lyonnaise qu'il s'est form&#233; aupr&#232;s d'un ancien champion de France de Freestyle en s'entra&#238;nant inlassablement dans un hangar pr&#233;vu &#224; cet effet. Pour l'artiste, la part de subordination inh&#233;rente &#224; un apprentissage acad&#233;mique ne correspond cependant en rien &#224; la dimension de libert&#233; et de s&#233;dition propre &#224; l'univers du skate. Toutefois, cet attrait pour une discipline aux contours difficilement cernables (ni vraiment un sport, ni v&#233;ritablement un loisir) s'est accompagn&#233;e d'un inextinguible d&#233;sir d'images.Pour comprendre le skate, il faut envisager son contexte&#160;: sa bande originale, ses codes vestimentaires et langagiers et l'importance de la visualit&#233;. Tout skateur s'inscrit dans la praxis par une activit&#233; physique o&#249; le principe de perfectibilit&#233; est ma&#238;tre. Le mim&#233;tisme et la r&#233;p&#233;tition infatigable d'un m&#234;me geste permettent &#224; l'aspirant d'int&#233;grer une figure, de la &lt;i&gt;rentrer&lt;/i&gt;. Ces exp&#233;rimentations empiriques s'effectuent par &#233;mulation aupr&#232;s des pairs mais aussi par la consultation de magazines et de vid&#233;os visant &#224; mettre en sc&#232;ne le &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;potentiel figure&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; d'un lieu ou d'un espace mais aussi les ratages, les chutes, l'&#233;chec propre &#224; une d&#233;marche de d&#233;passement de soi. Johann Milh d&#233;couvre alors l'immanence de l'image, de ses principes compositionnels &#224; son caract&#232;re empreint d'imaginaire. D&#233;construire une figure de skate, en saisir la structure et les lignes de force poussent l'artiste &#224; dessiner pour d'abord copier les images et enfin en produire d'in&#233;dites et de plus personnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Myrtille Bourgeois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Public Domain, &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CAPC&lt;/span&gt;, 5&#160;F&#233;vrier au 18&#160;Avril 2010&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.dda-nouvelle-aquitaine.org/IMG/media/docs/J.Milh_M.Bourgeois.pdf'&gt;T&#233;l&#233;charger le document (Pdf)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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