2016
Ensemble de photographies numériques
24 x 18 cm (tirage avec blanc tournant) et 30 x 40 cm (contrecollage sur dibond et cadre châssis affleurant Ramin)
Tirage jet d’encre pigmentaire sur papier fine art Hanemühle
5 + 2 EA
Dans ma série Hypernuit – Il y avait deux soleils, le reflet de la lumière, le scintillement, le soleil, mais aussi la nuit, le crépuscule, l’absence de clarté sont un leitmotiv. Les images tombent dans la pénombre. Le monde est vu comme mystérieux. L’association de la nuit au soleil fait écho à l’oxymore “soleil noir” et à la mélancolie. Avec le terme “hypernuit”, je suggère quelque chose de l’ordre du “plus que la nuit”, de la nuit redoublée. J’avais aussi en tête l’idée que le trop de lumière aboutit à l’éblouissement, à l’aveuglement. Ainsi l’excédent, le débordement de lumière peut devenir la nuit par excès. J’avais envie de jouer sur cette ambiguïté.
La constitution de la série est également associée à une recherche autour de l’idée de plein soleil, du soleil qu’on ne peut regarder en face, par exemple lors du phénomène de l’éclipse où il se dérobe et se donne à voir de manière négative. Cette série poursuit un travail déjà entamé dans mes séries précédentes, mais s’en différencie en ce qu’elle est nettement moins ancrée dans le biographique, et que je travaille pour la première fois en numérique, en retravaillant les images à l’aide de filtres.
Clara Chichin










Consulter « Il y avait deux soleils », blog dédié par l’artiste aux recherches menées pour ce projet.
© Adagp, Paris






