Octobre - novembre 2016
Nuit Blanche 2016, Ville de Paris
Avec le soutien de la galerie In Situ - Fabienne Leclerc et Gérald Azancot, société Fimimco
Avec Benjamin Robert-Degude, Isaline Catteau, Lilas Quétard, Tom Hébrard, Cécile Benamara, Damien Moreira, Priscilla Sabir, DJ Daftun


Laurent Tixador a construit une habitation qui voyage le long des quais de la rive gauche, avant, pendant et après Nuit Blanche. Parti jeudi 29 septembre du quai d’Austerlitz à côté du pont de Bercy, il finira son périple le 5 octobre après avoir traversé Paris. Intitulée Croisière sur berges, la performance s’inscrit parfaitement dans la philosophie d’errance urbaine propre à Nuit Blanche. Laurent Tixador est un habitué des grandes traversées. Au cours de précédentes expériences, il a été amené à traverser des territoires plus ou moins sauvages, seul et sans assistance. « Je suis venu à l’architecture par la marche. J’ai appris petit à petit à construire des abris avec ce que j’avais sous la main. Pas grand-chose… Et surtout sans abîmer l’environnement, ni d’un point de vue écologique, ni esthétique. »
Pour Nuit Blanche, il n’était pas question de réaliser un projet en milieu naturel. Il a donc proposé une maison mobile mais sans roues. « L’abri est constitué de sept travées de 8 kilos indépendantes les unes des autres. Pour parcourir un mètre, on soulève la travée située à l’arrière, on la passe par-dessus les autres et on la pose à l’avant. L’abri est conçu pour avancer, passer sous les ponts et monter les trottoirs. A la nuit tombée, on s’y installe et on dort. » L’artiste a recruté cinq collaborateurs pour ce voyage. « On souhaite arriver vers le pont du Garigliano mais c’est difficile d’anticiper. Nous devons d’abord tester la vélocité du bâtiment… Il est léger mais toujours au stade expérimental et aussi très encombrant. »




Crédits photographiques : Laurent Tixador
© Adagp, Paris