Avril 2015
Galerie In Situ - Fabienne Leclerc
Avec les élagueurs du SEV Nantes et Alain Affichard

Les platanes têtards qui bordent nos boulevards sont élagués tous les deux ans environ. Courants dans nos villes, ils ont le potentiel de produire une ressource abondante et régulière en branchages épais et réguliers. Généralement broyées et utilisées en paillage par les agents des espaces verts, ces branches sont néanmoins un matériau que l’on peut employer autrement car il est l’un des rares bois produit en quantité dans les villes. Par son appartenance historique au milieu urbain, le platane revendique son statut de matériau local utilisable sur place. Son principal avantage est que l’on n’a pas besoin d’abattre l’arbre pour se procurer du bois. À l’instar des trognes destinées à produire du petit bois de chauffage que l’on voit parfois dans les campagnes, cela rend possible l’usage d’une matière prélevée sur un végétal sans le perturber. Construire un réseau d’électricité avec du bois naturel, à peine manufacturé, qui a conservé son écorce, est lié à la volonté de ne pas utiliser de plastiques là où ça n’est pas indispensable et de le revendiquer.










Vues de l’exposition Choices au Palais de Tokyo, mai 2016
Crédits photographiques : Laurent Tixador
© Adagp, Paris